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 G B E D

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gitan
Gros tachu
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MessageSujet: G B E D   Jeu 8 Mai - 0:43

GBED: (Glycogen Branching Enzyme Deficiency) déficience en enzymes branchante du glycogène,est une maladie récessive simple qui perturbe le métabolisme du glycogène et entraine la mort précoce du poulain.
La GBED n’était pas dépisté comme maladie jusqu’à récemment, à cause de la variabilité des symptômes cliniques. Ils ressemblent à plusieurs maladies des poulains. Même la coloration de tissu musculaire post-mortem ne pouvait pas détecter de la maladie.

La Glycogenose hépatique (GBED), ou amylopectinose est une maladie atteignant les muscles striés, le myocarde et le foie, décrite en 1999 chez le Quarter Horse et les croisés Quarter Horse. Il s'agit d'une maladie héréditaire dont le mode de transmission est autosomal et récessif. La maladie se caractérise par une perte d'activité de l'enzyme branchant responsable de la formation de glycogène. Chez les chevaux normaux, le glycogène et la GBE sont responsable de la structure branchée et du bon fonctionnement des muscles striés.

Les glycogénoses sont des maladies du métabolisme, c'est-à-dire qu'elles résultent d'un défaut dans la chaîne de réactions chimiques qui transforment les sucres en énergie utilisable. Ces sucres ou glucides sont stockés dans les cellules sous forme de glycogène. Lors de l'exercice physique, le glycogène est normalement transformé en énergie utilisable par les muscles, grâce à une série de réactions
biochimiques qui font intervenir plusieurs enzymes. Si l'une d'elles manque, le glycogène s'accumule dans les cellules sans pouvoir être utilisé.
Les tissus des poulains porteurs de la mutation sont donc dépourvus d'énergie rapide, ce qui se traduit par la mortalité fœtale avec avortement tardif, ou par un syndrome néonatal caractérisé par de la faiblesse et une incapacité de téter. Mais les symptômes, dans la forme la plus courante, les poulains meurent à la naissance ou peu après car ils sont incapables de produire suffisamment de glucose nécessaire à la naissance et aux premières heures de la vie. Plus rarement, les poulains peuvent vivre jusqu'à 5 mois, mais la maladie conduit rapidement à des dégénérescences neuromusculaires, à des atrophies musculaires, à des défaillances cardiaques, à des cas d'intense faiblesse ou de mort subite et à la mort de l'animal avant 15 mois..

→ Généralement les poulains porteurs de la mutation meurent ou sont euthanasiés avant l'âge de 18 semaines.

Pour les chevaux, la glycogénose est une maladie héréditaire monogénique (un seul gène impliqué) autosomale (les mâles comme les femelles sont concernés) récessive (le poulain doit hériter de l'allèle du gène muté de chacun de ses deux parents pour être atteint).

L'analyse sanguine montre une leucopénie, une hypoglycémie et une augmentation des enzymes musculaires CK (La créatine kinase , anciennement appelée phosphocréatine kinase ou créatine phosphokinase (CPK) est une enzyme (EC 2.7.3.2) exprimée par divers types de tissus.La phosphocréatine, par l'intermédiaire de l'ATP, constitue ainsi un réservoir d'énergie rapidement utilisable pour les muscles et d'autres organes comme, par exemple, le cerveau (métabolisme anaérobie alactique {une filière énergétique du muscle utilisée sans oxygène et ne produisant pas d'acide lactique. Lors d'efforts intenses et brefs, il dégrade directement l'Adénosine triphosphate (ATP) qui s'épuise en seulement 2 à 3 secondes. La créatine phosphate prend le relais pour produire l'ATP). Cependant, la réserve de phosphocréatine ne permet de maintenir un effort que sur une très courte durée. Cette voie de production d'énergie laisse très vite place (au bout d'une dizaine de secondes) à d'autres voies de production d'énergie : la dégradation du glucose en acide lactique (métabolisme anaérobie lactique) puis à la respiration cellulaire (métabolisme aérobie) qui prend le relais au bout d'environ deux minutes jusqu'à la fin de l'exercice musculaire).

. L'examen histopathologique après coloration de PAS révèle la présence d'amas denses de matériel pourpre, amorphe ou filamenteux, suggérant des polysaccharides anormaux avec absence totale de glycogène normal.

Grâce à la biologie moléculaire, le défaut peut être démonté et des études épidémiologiques indiquent, que la fréquence de cette mutation chez le Quater Horse, le Paint horse et les races apparentés est environ 10%. La mutation est soupçonné comme provocateur de 3% des avortement chez les QH. Le défaut est caractérisé du manque de l’enzyme GBE (Glycogen branching enzyme). Cet enzyme est responsable pour la production et le stockage de glycogène. Les tissus, qui ont besoin de glycogène comme source d’énergie sont : les muscles striés, le muscle cardiaque et le cerveau.
Des symptômes cliniques se présentent comme :
- avortements et des morts-nés, ou-bien la naissance des poulains faibles
- mort cardiaque aiguë ; surtout aux herbes, ou-bien mort par une attaque
- une respiration augmentée provoquée par la musculature de respiration affaiblis
- une faiblesse générale ; surtout en se levant

Tous les cas connus ont été euthanasié ou-bien meurent à l’âge de 18 semaines maximum.
Les chevaux hétérozygotes (qui portent un seul gène muté) ne tombent pas malade, mails ils transmettent la mutation aux descendants avec une possibilité de 50%.
Lors de l’accouplement de deux chevaux hétérozygotes on risque d’avoir des descendants malades. Pour cette raison on ne doit jamais laisser s’accoupler deux chevaux hétérozygotes.


Chez le cheval, comme chez tous les animaux y compris l'Homme, les affections pour lesquelles les gènes jouent un rôle majeur sont très variées, malformations congénitales, maladies hématologiques et métaboliques, altérations immunitaires, anomalies comportementales, maladies dégénératives associées au vieillissement ainsi que certains cancers. Elles sont extrêmement nombreuses, mais en grande partie méconnues, particulièrement dans l'espèce équine. Car pour des raisons en partie liées à la biologie de l'espèce (longueur du cycle de reproduction) mais aussi aux habitudes d'élevage et de sélection, les maladies génétiques équines sont encore peu étudiées et, de ce fait pour une grande part, non identifiées. Les cas répertoriés sont assez peu nombreux et leur origine génétique est encore souvent incertaine, voire contradictoire.

Cependant, pour certaines espèce, comme l'espèce canine, les connaissances commencent à s'accumuler. Chez le Chien, plus de 370 maladies génétiques sont actuellement décrites, dont plus des deux tiers le furent depuis moins de 20 ans. Cette augmentation rapide du nombre des maladies génétiques identifiées cliniquement, chez cette espèce, tient certainement à la sophistication de plus en plus poussée du diagnostic vétérinaire. Cinquante pour cent de ces maladies génétiques sont spécifiques d'une seule race. Pour plus de la moitié, le mode de l'héritabilité est connu. Actuellement, 21 gènes de maladie génétique ont été clonés et caractérisés chez le Chien. Ce qui a permis ou permettra, de développer des tests de laboratoire fondés sur la mise en évidence de la mutation causale dans la séquence d'ADN correspondante. Ainsi, lorsqu'il s'agit, par exemple, d'une maladie autosomale récessive, ces tests identifient aussi bien les animaux homozygotes pour cette mutation (animaux malades, le test est alors test de diagnostic), que les animaux hétérozygotes (animaux porteurs, le test est alors outil de sélection des reproducteurs).

Mais ce "retard" pris par la médecine équine sera certainement rapidement comblé. En effet, la collaboration internationale d'étude du génome équin, a produit plus de 1000 marqueurs dont la moitié est localisée et construit les outils nécessaires à l'analyse du génome (des cartes génomiques, des banques d'ADN, d'hybrides somatiques, d'hybrides d'irradiation...).

La médecine des animaux de compagnie et de sport a rapidement évolué depuis 50 ans. La généralisation, dans les pays développés, de l'emploi des antibiotiques, celle des antiparasitaires, puis celle des vaccins, associées à la rationalisation de l'alimentation ont réduit considérablement, en médecine vétérinaire comme en médecine humaine, pour ces pays, les causes environnementales de maladies. Ce qui a pour conséquence d'augmenter, du moins relativement, le nombre des affections d'origine génétique ou pour lesquelles cette origine est plus ou moins associée à une cause environnementale. Ceci est moins vrai pour les animaux de rente puisque chez ceux-ci, les mutations génétiques responsables de maladies provoquent des perturbations qualitatives et quantitatives de leurs productions, perturbations qui les éliminent rapidement des schémas de sélection classiques. En revanche, la sélection des animaux de compagnie et de sport n'est pas uniquement fondée sur des critères de production, elle a des buts plus diversifiés, moins précis. Elle repose sur la conformation, les performances, le caractère, le goût de l'éleveur, voire la mode... Les tares génétiques demeurent, de ce fait, plus fréquentes chez ces espèces.

Ainsi, dans l'espèce canine, la moitié des 370 maladies génétiques est spécifique d'une seule race. On peut expliquer ce fait par la consanguinité présidant à la fondation et à la pérennité des races. Pour chacune d'entre elles le nombre de fondateurs est restreint et le mélange des gènes est limité par la barrière que représente le standard de la race. Pour pouvoir être inscrit et avoir un pedigree, chaque produit doit justifier de parents eux-mêmes inscrits dans le livre généalogique de la race. Ainsi la reproduction se fait presque exclusivement à l'intérieur de chacune des races, chacune ayant ses mutations, elle a ses maladies génétiques propres. Sur ces 370 maladies génétiques canines, seules 203 ont un mode de transmission dont le déterminisme est actuellement connu. La majorité de celles-ci se transmet selon le mode autosomal récessif (66%). Il existe donc de nombreux porteurs sains de l'allèle muté. Plus la population de reproducteurs a un faible effectif, plus grande est la probabilité d'un croisement de deux hétérozygotes entre eux, ce croisement fera apparaître la maladie dans l'élevage. La faiblesse des effectifs peut ainsi avoir un effet dramatique pour certaines races. Par ailleurs, le standard de la race impose aux éleveurs l'obtention d'animaux dont les phénotypes sont les plus possibles identiques les uns des autres. Or des individus ayant des phénotypes semblables auront tendance à posséder dans leur génome les mêmes allèles. La consanguinité n'est pas par elle-même responsable de l'apparition des maladies génétiques, c'est la présence d'allèles mutants dans le génome des reproducteurs qui, dans une population de faible effectif, peut faire apparaître ces affections. Il est donc nécessaire de repérer les porteurs sains de ces mutations avant de les mettre à la reproduction.





















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tachunko
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MessageSujet: Re: G B E D   Jeu 8 Mai - 12:49

Merci pour ton savoir Gitan et pour avoir pris le temps d'écrire tout ça  Very Happy 

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"Dans la vie d'un indien, il n'y a pas de mauvais jour. Même si les temps sont durs, chaque jour est bon. Comme tu es en vie, chaque jour est bon" Old Coyote
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cawhuete
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MessageSujet: Re: G B E D   Jeu 8 Mai - 16:32

Merci à toi, Gitan...
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izabel47
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MessageSujet: Re: G B E D   Ven 9 Mai - 9:07

Merci Gitan pour ce doc très complet!
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gitan
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MessageSujet: Re: G B E D   Ven 9 Mai - 10:20

De rien,c'est toujours un plaisir de partager,puis ça évite de lire des conneries écrites par manque d'information(si si !!!j'ai été abasourdi par la lecture du traitement d'un sujet sur le forum)
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cawhuete
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MessageSujet: Re: G B E D   Ven 9 Mai - 12:16

Ah bon?
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pearly76
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MessageSujet: Re: G B E D   Ven 9 Mai - 16:10

merci gitan
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gitan
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MessageSujet: Re: G B E D   Ven 9 Mai - 18:49

Ah oui Cawhuete,ça n'arrive pas souvent,soit, je te le concède, mais quand ça arrive c'est du lourd...
De rien Pearly, si ça peut aider...
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MessageSujet: Re: G B E D   

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